04 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

CHLOÉ MESIC, ENTRETIEN AVEC UNE MÉDAILLÉE MONDIALE

Il y aura cinq représentantes tricolores à l’open international des volcans, mais une seule est d’ores et déjà dans le tableau principal. Même si elle n’a disputé qu’un seul match, Chloé Mesic a vécu une semaine inoubliable au championnat du monde à Paris, avec à la clé une première médaille pour l’équipe de France. Si elle veut continuer sa progression au classement, il va maintenant lui falloir revenir sur terre, dès cette semaine à Clermont où elle est tête de série numéro 6. Entretien.

Jérôme Elhaïk : Salut Chloé. Tout d’abord un petit mot sur ce championnat du monde historique pour l’équipe de France (cet entretien a été réalisé avant la demi-finale France – Égypte, perdue par les Bleues).

Chloé Mesic : C’est évidemment un grand moment, historique. C’est énormément d’émotions, et beaucoup de joie. On l’a fait ensemble, avec l’appui du public.

J.E. : Comment s’est passé ton début de saison 2016-2017, et en es-tu satisfaite ?

C.M. : Pour l’instant, ça se passe très bien, je suis vraiment contente. Je mène un double projet études et carrière de joueuse professionnelle, et j’ai terminé mon cursus à l’INSA de Lyon. Depuis très récemment, je me consacre donc exclusivement au squash, et ça fonctionne puisque mon classement mondial ne cesse de progresser. Et je fais également partie de l’équipe de France qui a décroché deux médailles, au championnat d’Europe et évidement cette semaine au championnat du Monde.

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Crédit photo : www.wsfwomensteams.com

J.E. : Où est-ce que tu t’entraînes ?

C.M. : Pour l’instant, je suis toujours basée dans le Sud-Ouest. J’aimerais trouver la meilleure solution possible, mais je viens d’être juste d’être diplômée donc c’est encore tout récent.

J.E. : Est-ce que tu t’occupes toi-même des recherches de partenaires, etc. ?

C.M. : Oui, c’est moi qui m’occupe de tout, ainsi que d’autres choses comme la communication par exemple. C’est nouveau pour toi, et ça prend du temps, notamment au détriment de l’entraînement. Ce n’est pas forcément la partie dans laquelle je suis le plus à l’aise, mais je suis totalement consciente que c’est nécessaire.

J.E. : À quoi ressemble une journée type pour toi, si tant est qu’elle existe ?

C.M. : C’est sûr qu’avec les tournois, on n’a pas forcément de journée ni de semaine type. Mais en gros c’est deux séances par jour, avec 4 ou 5 semaines séances physiques par semaine en fonction des tournois.

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Crédit photo : Facebook Chloé Mesic

J.E. : Quel sera ton objectif pour le tournoi PSA de Clermont ?

C.M. : Je dois avouer que je suis actuellement complètement absorbée par le championnat du Monde, on vit le truc à fond. En plus, je dois être la seule joueuse présente cette semaine à Paris et qui enchaîne sur Clermont derrière.

J.E. : Je crois qu’il y a aussi la Japonaise Misaki Kobayashi et la Néo-Zélandaise Amanda Landers-Murphy dans le tableau, plus quelques autres en qualifications.

C.M. : Ah d’accord. Alors disons qu’elles n’ont pas vécu comme moi l’émotion d’une médaille à la maison … En tous les cas, je vais savourer pendant quelques jours avant de me mettre complètement dans le tournoi (elle entre en lice mercredi soir, contre l’Américaine Reyna Pacheco).

J.E. : Quel est ton regard sur l’exposition inhabituelle dont a fait l’objet le squash pendant ce championnat du monde ?

C.M. : C’est sûr qu’on a eu énormément de sollicitations. Je pense que le fait que la compétition ait lieu à Paris a été un facteur essentiel.

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Chloé a été finaliste de la troisième édition de l’open international des volcans en 2015

J.E. : Toutes ces caméras et micros braqués sur vous, est-ce que c’est quelque part un peu gênant ?

C.M. : Gênant, ce n’est pas le mot. Je dirais plutôt inhabituel. Moi par exemple, je ne sais pas toujours comment me placer par rapport à la caméra, mais c’est quelque chose qui s’apprend.

J.E. : Tu n’as pas beaucoup joué lors du championnat du monde, as-tu eu le temps de t’entraîner pendant la semaine ?

C.M. : Pas vraiment, ce n’est pas évident car je voulais rester au maximum avec l’équipe. Aujourd’hui par exemple, j’ai juste fait une séance de vélo.

J.E. : Revenons sur le match que tu as disputé, et perdu, contre la Japonaise Rita Sugimoto. Avec quelques jours de recul, quelle est ton analyse ?

C.M. : Je suis consciente que je suis passée à côté et que je n’ai pas évolué à mon niveau. Je suis sûre que je vais en tirer de nombreux enseignements. Je n’ai pas encore regardé la vidéo, car je préfère vivre le moment présent, mais je le ferai en temps voulu. J’ai déjà été stressée en match, mais jamais à ce point-là. Je n’arrivais pas à respirer normalement et je m’essoufflais très vite, ça a eu naturellement un impact négatif sur mon jeu.

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Crédit photo : Paul Orlovic

J.E. : Quelque part, c’est un point positif, car ça veut dire que tu étais motivée et avais envie de bien faire.

C.M. : Oui évidemment, si je n’en avais rien eu à faire je n’aurais pas été dans cet état. En tous les cas, l’équipe a été super avec moi, toutes les joueuses m’ont rassuré en me disant qu’elles en étaient toutes passées par là pour leur premier match, voire même les premiers. Et il ne faut pas oublier que j’ai joué en numéro 2, ce qui est rare pour une débutante. En plus, même si c’était contre une petite nation, je n’ai pas joué contre un « manche » (sic). C’est une bonne joueuse, comme l’ont prouvé ses résultats cette semaine. Même si je dois gagner 3-0 si j’évolue à mon véritable niveau. Le contexte était vraiment particulier, c’est un championnat du monde en France, on a très envie de faire plaisir aux spectateurs et de ramener un point pour l’équipe.

J.E. : J’imagine que l’après-match a dû être difficile à vivre.

C.M. : Clairement. La déception était vraiment énorme, l’heure qui a suivi le match a été vraiment très compliquée, heureusement que mes coéquipières étaient là pour me soutenir.

J.E. : Dernière question. Quel sera ton calendrier après Clermont ?

C.M. : Mon programme n’est pas encore défini, on va y réfléchir au cours des prochaines semaines. Une chose est sûre, je ne ferai pas de pause pendant les vacances.

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Crédit photo : Paul Orlovic

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